Sourde Oreille


Sourde Oreille est une histoire drôle et touchante. Celle d’Emma, une petite fille comme les autres, à un petit quelque chose près qui ne se voit pas, elle est sourde.

La compagnie C’Koi Ce Cirk et son théâtre d’objet explore avec le spectacle “Sourde Oreille”, le monde de la différence et se fait le relais d’une culture sourde.

Convaincue que le « vivre ensemble » passe par une éducation à la différence dès le plus jeune âge, la compagnie propose une épopée tirée du réel, pour conter le vrai handicap d’une enfant sourde au milieu des sourdes oreilles. Nous souhaitons parler du handicap, sous un autre angle ; ou plutôt de différence face à la norme, la gêne, et l’incompréhension.
L’histoire des sourds est une représentation de l’histoire des idées.

« Sourde Oreille » est une histoire drôle et touchante. Celle d’Emma, une petite fille comme les autres, à un petit quelque chose près qui ne se voit pas, elle est sourde. Elle habite pourtant dans le même monde que tous les habitants de sa ville et tente d’avoir une vie aussi normale que les autres enfants. Mais dès son plus jeune âge elle est isolée dans un monde de silence et les petites choses du quotidien deviennent des montagnes à gravir.

« Je suis un enfant du silence, né d’une culture sourde que j’essaie toujours d’entendre ou de comprendre…

Né de parents sourds, j’ai eu envie, à travers le théâtre d’objets, de raconter l’enfance d’une jeune sourde de l’autre côté de mon miroir.
J’aurai pu être sourd, mais le hasard de la vie en a décidé autrement… Un pied chez les sourds, un autre chez les “entendants”.
 J’ai eu envie de raconter en images animées cette double culture, une enfance dans la différence. Je voulais questionner son acceptation par les autres.

Parler de handicap, c’est faire référence à la norme sociale, à la normalité de l’être.
Pour l’Homme « entendant », la norme est d’entendre. Une personne privée d’ouïe sera souvent jugée « anormale » ou « handicapée », pour rester dans le politiquement correct.

Qu’est-ce que la « normalité » ? Pourquoi devrait-il y avoir qu’une seule norme ? La majorité est-elle la norme ?
Ne peut-on pas vivre « normalement » hors de la majorité ? 
Ces questions résonnent en moi comme les paroles d’un sourd, qui crierait aux grandes oreilles, « ma langue, elle se lit dans les yeux et mon enfance dans le silence ». 
Les sourds peuvent communiquer, ils ont leur langue, et, par conséquent, ils ne connaissent pas le silence et n’ont pas le sentiment qu’ils leur manquent quelque chose. Ils refusent les traitements de faveurs, qui reviennent à les assimiler à des personnes plus fragiles ou faibles que les autres.

Dans « Sourde Oreille », à travers les tranches de vie d’une enfant, on entre dans les coulisses de son existence, afin de découvrir ses angoisses, son combat contre l’occultation et l’oubli, la honte d’être différente, mais aussi son courage et ses passions. J’ai eu envie d’inventer un capharnaüm de situations où l’enfant du silence met à bas les tabous du handicap pour faire entendre ses mots par le geste et son univers par le Jouet. »

Ludovic Harel, directeur artistique et auteur 

 

De nos jours, on parle de plus en plus facilement des handicapés, et les progrès qui sont faits pour leur intégration dans la société sont de plus en plus visibles, même s’il reste encore beaucoup à faire. Pour ma part je suis convaincu que cette évolution passe aussi par l’éducation et la sensibilisation des plus jeunes à cette cause comme cela se fait déjà beaucoup autour de l’écologie, de l’­­environnement, ou du racisme.

Avec « Sourde Oreille », je veux donc contribuer à cette prise de conscience collective et à cette ouverture vers la différence en abordant le handicap du point de vue de la surdité. La surdité est un handicap différent des autres car il ne se voit pas.

CÉDRIC LE STUNFF, METTEUR EN SCÈNE

Crédits: 

Création Août 2013
Mise en scène : Cédric Le Stunff
Comédiens marionnettistes : Ludovic Harel et Jérôme Guillot Création musicale : Stéphane Babiaud
Création lumière : Cyril Lepage
Costumes : Eva Malmasson
Décors : Ludovic Harel, Jérôme Guillot, Monsieur Carton Ingénieur Son : Brice Kartmann
Photographie-graphisme : Dorothy Shoes
Durée : 45 minutes 
Montage : 4h 
Démontage : 2h
Jauge : 180 personnes maximum en tout public, 160 personnes maximum en scolaire 
Tout public à partir de 4 ans
Spectacle déposé à la SACD et à la Spedidam.